La Congrégation fut fondée à Chiavari par Saint Antoine-Marie Gianelli (1789-1846), le 12 janvier 1829.
En tant qu’archiprêtre de Chiavari, Antoine-Marie Gianelli fut appelé à faire partie de la direction de l’Hospice de Charité et de Travail, une œuvre consacrée au soin et à l’éducation des jeunes orphelines. Constatant la nécessité de fournir de bonnes éducatrices aux enfants, il réunit les treize premières femmes qui commencèrent à vivre en communauté et à pratiquer le culte eucharistique, donnant ainsi naissance à la Congrégation.
Dans ses écrits, il raconte ce beau moment : « … Ce fut ce soir-là que treize Filles, venues de différents lieux et villages (certaines sans se connaître), se trouvèrent réunies. Elles étaient d’âges et de conditions diverses, mais toutes animées du même esprit et disposées à vivre ensemble dans une communauté parfaite… En cherchant à leur donner un nom, on jugea bon de les appeler FILLES DE MARIE et, en parlant de celles qui resteraient à Chiavari, d’ajouter encore DU JARDIN ».
L’activité des Sœurs débuta à l’Hôpital de Chiavari (en 1831), avant même celle de l’Hospice des orphelines (en 1834), pour lequel la fondation avait été pensée en particulier. En quelques années, elle s’étendit à toute la Ligurie, de La Spezia à Ventimiglia, assumant également d’autres services de charité. (cf. A. Gianelli, Mémoires, 1828).
Une belle page de l’histoire de l’Institut est celle de son expansion dans le monde, qui commença le 23 août 1856, lorsque huit Sœurs, guidées par Mère Chiara Podestà (sœur de Mère Caterina), embarquèrent à Gênes pour l’Amérique, portant dans leur cœur la joie et le rêve de tous les missionnaires.
Un voyage long, difficile et plein de dangers, qui s’acheva le 18 novembre, lorsqu’arrivées en Uruguay, elles prirent la direction de l’hôpital Maciel de Montevideo.
Elles furent les premières Sœurs de Charité italiennes en Amérique latine et dans la République Orientale de l’Uruguay, les premières Sœurs de l’Institut en mission hors de leur pays d’origine.
Quelques années plus tard (en 1859), les Sœurs assumèrent le service de l’hôpital des femmes de Buenos Aires, en Argentine, où elles ouvrirent rapidement de nombreuses nouvelles missions, tant éducatives que caritatives.
En 1885, Monseigneur Mariano Soler, premier archevêque de Montevideo et confrère de la Congrégation, visita la Palestine.
Près de l’oasis d’Etham, dans les jardins de Salomon (Ortàs pour les Arabes), il fut fasciné par la beauté et la signification biblique du lieu, qu’il associa à la présence de Notre-Dame du Jardin (cf. Ct 4,12), qu’il aimait tant.
Il pensa alors à un sanctuaire à ériger précisément en ce lieu et à confier aux Filles de Notre-Dame du Jardin.
Ainsi, en 1901, neuf Sœurs partirent de Montevideo et prirent en charge le Sanctuaire d’Ortàs.
Elles commencèrent en même temps leur service auprès des pauvres et des malades du lieu (un village entièrement musulman), suivi de l’ouverture de l’orphelinat puis de l’école maternelle, ainsi que de l’accueil et de l’hospitalité offerts aux prêtres, religieux et laïcs venant au Sanctuaire pour des retraites et des exercices spirituels.
En 1955, les Filles de Marie furent également appelées à Bethléem pour servir les pauvres parmi les plus pauvres : des femmes âgées, pauvres et abandonnées.
En 1908, les Sœurs arrivèrent au Brésil et prirent la direction d’une école à Dom Pedrito.
Le 7 mars 1915, les Filles de Marie partirent de Buenos Aires pour le Chili afin de soigner les malades à l’hôpital de Vallenar.
En 1945, quatre Sœurs partirent de Buenos Aires pour Asunción, au Paraguay, afin d’assister les malades atteints de tuberculose au sanatorium Bella Vista, aujourd’hui Institut National des Maladies Respiratoires et de l’Environnement « Prof. Juan Max Boettner ».
En 1949, six Sœurs partirent du port de Buenos Aires vers l’Espagne. Elles se rendirent à Guriezo, où l’héritage laissé par une riche dame permit l’ouverture d’une école, première œuvre dans cette terre.
En 1961, l’Évêque de Norwich accorda à la Congrégation l’autorisation d’établir une fondation dans son diocèse du Connecticut afin d’assurer le service domestique de l’école préparatoire Marianapolis. Ainsi s’ouvrirent, en 1962, les portes des États-Unis.
En 1976, l’Évêque d’Indore s’adressa à la Mère Générale en lui demandant d’envoyer une communauté des Filles de Marie pour répondre au manque de forces missionnaires engagées dans l’évangélisation et la promotion humaine.
Presque au même moment, une demande semblable arriva de la part de l’Évêque de Khandwa.
Ainsi, l’année de la célébration du 150e anniversaire de la fondation de l’Institut (1979), un premier groupe de Sœurs indiennes retourna en Inde afin de préparer l’ouverture des deux premières communautés dans l’État du Madhya Pradesh.
L’année 1989, bicentenaire de la naissance de Saint Antoine-Marie Gianelli, se conclut par l’ouverture d’une nouvelle mission en Afrique, à Kinshasa, en République Démocratique du Congo (alors Zaïre), où les Sœurs exercent des activités pastorales ainsi que de promotion humaine et sociale.
En 1995, une Communauté fut ouverte en Jordanie, mais elle ferma après une décennie.
En 2001, les Filles de Marie arrivèrent en Bolivie, à Potosí, une localité pauvre en ressources mais riche en foi, située à 4 000 mètres d’altitude.
Le 24 septembre 2014, jour où nous rappelons la naissance au ciel de Mère Caterina Podestà, une nouvelle voie missionnaire s’ouvrit pour les FMH en Papouasie–Nouvelle-Guinée, dans le diocèse de Madang.
La nouvelle communauté, composée de trois Sœurs, assuma immédiatement la mission d’enseignement dans l’école diocésaine, prit soin des familles et des jeunes des villages, créa un centre d’assistance sociale et développa des projets de promotion de la femme et de l’enfant.
Les Sœurs sont également présentes dans la Paroisse, où elles assurent la catéchèse et animent la prière avec les femmes et les jeunes.
L’approbation diocésaine eut lieu en 1853, lorsque l’Église de Gênes reconnut et accueillit officiellement l’Institut.
Cependant, c’est le 10 mars 1868 que l’Institut obtint l’approbation pontificale et que la maison de Rome fut érigée par Pie IX en Maison Généralice de la Congrégation.
En 1882, l’Institut obtint l’approbation définitive de ses Constitutions.
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